mercredi, 26 octobre 2011

Apesanteur

3534569205.PNGJ'ai écrit ce poème pour exprimer de l'adoration envers l'Autre : la décrire comme une petite princesse, à caresser avec la délicatesse du silence, pour ensuite lui offrir ces baisers de mots...


Apesanteur

Face à toi, tout s’arrête et nous figeons le temps
Dans un monde où tu feins la belle au bois dormant ;
L'air se tresse au dessin quasi nu de ton corps
Et le drap flotte au gré d’une impossible aurore…

Alors je m'agenouille, avec adoration
Pour soumettre au silence amour et précaution ;
D'abord nos lèvres font tourbillonner les heures
Puis l'essaim de nos doigts monte en apesanteur...

Tu rougis comme un astre, une éternelle enfant
Qui s'apprête à donner l'or issu du couchant,
Je contemple à nouveau tes yeux plein d'espérance
Et ton cœur, hoquetant, rime avec assurance ;

Mon murmure alanguit doucement tes frissons
Pendant que je dévêts tes merveilleux bourgeons
Puis ma bouche amoureuse, hésite, ose, étincèle
Tout en poussant des mots hâtant tes jeunes ailes...

 

(c) 26 octobre 2011 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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mercredi, 19 octobre 2011

L'Ange blessé

3534569205.PNGUn poème datant d'il y a deux ans, que je partage faute de ne pas pouvoir le réécrire tous les jours. Il est dédié à ma meilleure Amie, comme tous mes poèmes contenant des majuscules.


L'Ange blessé

Mes paupières embuées
Parcouraient cette nuit
Où les astres ont donné
Une chance à nos vies.

Tu glissais dans le ciel,
Sous l’Étoile brisée,
Mais soudain tes deux ailes
Et tes plumes ont gelé.

Moi j’allais décoller
Pour éteindre l’aurore,
Mes pupilles fatiguées
Aperçurent ton corps.

Tu flottais sous l’éclat
D’une pluie colorée,
Les lambeaux délicats
De tes ailes ont pleuré.

Ta parure d’Ange éteint
Étouffait sur le sol,
J’ai surpris le déclin
Déjouer ton envol.

Puis tes plumes mourantes
Couvraient l’aube blessée,
Une Étoile filante
Voulait fondre à côté.

Je voulais protéger
Ta peau d’être divin
En venant réciter,
Je suis là ne crains rien.

J’ai goûté la rosée
En suçant une larme
Que tes pleurs ont laissée
Sur ma bouche de parme.

Mes deux lèvres tremblaient
En fermant les contours,
Arborant une plaie
Pour y faire l’Amour.

J’ai cru naître en laissant
Mes papilles pénétrer,
Le premier battement
De ton Cœur enneigé.

Tout mon Être brillait
Sur tes ailes flétries
Où mon âme rampait,
Mais le rêve finît.

J’aimerais te soigner
Sans attendre la nuit,
Je voudrais t’apporter
Une Étoile et ma vie.


Pour une Étoile

(c) Septembre 2009 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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mardi, 19 juillet 2011

Laisse

3534569205.PNGIl faudra encore des années avant que je n'arrive à écrire quelque chose de mieux sur le sujet : l'éternité d'un instant éphémère, la pureté du désir et la volonté de protéger l'Autre... 


Laisse

Laisse une étoile craintive
S’endormir sur ta peau,
Laisse mon âme éprise
S’appuyer sur tes maux, 

Laisse un astre radieux
Se poser sur ton corps,
Respirer ton chagrin, 

Laisse un ange amoureux
Suffoquer contre toi
Et mourir au matin…

 
(c) 2008 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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mardi, 26 avril 2011

Un Merveilleux Envol

3534569205.PNGVoici un poème inspiré de "Jonathan Livingston le Goéland", un roman de Richard Bach.


Un Merveilleux Envol

Parfois l'Océan blesse un goéland perdu
Qui dansait sans méfiance au-dessus de sa lame
Et la vague embrassante agitant l'inconnu
Ne voit pas que l'oiseau lutte aussi pour son Âme...

Le corail, assoupi, frappe une aile en voulant
Insuffler son étoile au petit magicien,
Alors l'être au plumage orné d'un Cœur en sang
S'effarouche et s'abat sur des rochers îliens...

L'oiseau frêle, à présent, peine à redécoller
Il suffoque et la mer épouse un long remord,
Elle avance au lointain afin de s'immoler
Pour son prince azuré qui succombe à l'Aurore...

Soudain, l'écume éprouve un étrange frisson ;
Une plume au teint blanc perce à nouveau sa dague !
Elle implore et l'oiseau accepte son pardon
Et s'envole et s'amuse entre toutes ses vagues !

Je suis cet océan d'Amour inassouvi,
Mon tumulte a brisé ton élan sur le sol
Et pourtant ton courage et ta force et ton cri
Ont tissé dans mon Cœur un merveilleux envol...


Pour une Étoile

(c) 18 Avril 2011 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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lundi, 25 avril 2011

Aux Planètes, au sol

3534569205.PNGJe dois dire que cette forme de sensualité me tient à coeur. L'idée était de mélanger l'acte du baiser intime aux présents des mots, pour ravir le sens et le coeur de l'Autre...


Aux Planètes, au sol

Tu mimais la petite princesse endormie
Qui n'osait pas serrer davantage mes joues,
Moi j'étais devenu ton prince avant la nuit,
Décousant tes habits au fil d'un rêve doux...

Mon haleine arpentait tes merveilleux contours,
Comme un ange amoureux, un iris, une rose ;
J'avançais à genoux pour te faire l'amour
En te caressant juste avec ma bouche close...

Ma peau frêle insufflait un poème, une danse
Où les mots crépitaient vers le bas de ton corps,
Et pendant que les sons ravissaient ton errance,
Mes baisers t'agitaient sur mes plages d'aurores...

J'attisais tes soupirs, tes jambes cristallines,
Ma bouche infusait presque à leurs jeunes frissons ;
Chacune épousa seule, en secret, mon échine
Sous un long firmament parsemé d'abandons...

Les étoiles pressaient nos tumultes intimes
Aux planètes, au sol, au soleil, aux printemps,
Et ton ventre fondu entre toutes mes rimes
Animait le drap blanc à tes longs cris d'enfant...


(c) Mars-avril 2011 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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jeudi, 17 février 2011

Mes Cieux Assoupis

3534569205.PNGUne suite d'images qui veulent illustrer l'émerveillement à l'état pur, authentique pour l'Autre. J'ai cherché à insuffler le plus de douceur possible à ces mots.


Mes Cieux Assoupis

Je viens te dessiner
Ma poussière d'écume
Qui rêvait d'arpenter
Tes merveilleuses plumes...

Elle abrite un désert
D'Étoiles parsemées
Qui ne se dévoilèrent
Qu'aux paupières fermées...

Mais avant le déclin,
Mes Ailes d'ange épris
Ont caché dans tes mains
Toutes mes galaxies...

Mes planètes sans vie
S'allumèrent alors,
Et la rosée,
La pluie,
T'offrirent mon trésor...

La corolle sucrée
De mes cieux assoupis
Voulait te protéger
Pendant toute la nuit

Et mes lèvres, tes joues
Scintillaient en poussant
Des cris plein de remous
Avec un soleil blanc...

J'avais fendu les heures
Pour étreindre sans fin
Ta blessure, tes pleurs
Aux rayons cristallins...

Mes rêves caressants,
Mes images, Mon Cœur,
Pressaient tout doucement
Mon Être à tes couleurs...

Tu formais tour-à-tour
Mélodies et comètes,
L'eau précieuse du jour
Prosait l'hymne, muette...

Mon souffle accentuait
Tes petits geignements
Qui demeuraient secrets,
Silences apaisants...

Mais soudain la tombée
Déchira mes tissus
Dans un chant constellé
D'atomes décousus...

Tes larmes opalines
Longeaient mes gouttes d'or,
Mes particules fines,
Ivres de tes aurores...


Pour une Étoile

(c) 10 février 2011 - Tous droits réservés - Sébastien M.

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vendredi, 03 décembre 2010

Ta Présence grandit

3534569205.PNGJ'ai écrit ce poème sur la musique Shoreline serenity, issue d'un CD de relaxation conçu par Lee Bartel.



Ta Présence grandit


La nuit tombe et je sens
La pression d’une fleur
Qui éclot doucement
À côté de mon Cœur…
 
Je lui offre ton nom
Et j’étouffe de joie,
Ses plus tendres bourgeons
Se répandent en moi…

Le nectar au jus chaud
Me caresse l’échine,
Il arpente ma peau
Les Étoiles s’animent…

J’imagine l’Aurore
Sur mes ailes qui poussent,
La corolle et mon corps
Percent l’ombre si douce…
 
Aux premières planètes,
Tes pétales rayonnent
Tant mon souffle s’y prête
Tant mon Être s’y donne…

On dirait que la cime
Des comètes prend feu
Sous la fièvre de rimes
Qui traverse mes yeux…

Mes petits battements
Se mélangent au miel
Dès que l’Aube s’éprend
De tes longs arcs-en-ciel…
 
Je succombe, j’attise
Tes couleurs rouges, tièdes,
Tes nuances m’enduisent
Et ta neige procède…
 
Un cri fou de bonheur
Me consume, dévore,
Comme un Ange qui meurt
Pour renaître plus fort…
 
Tu couronnes ma chance
D’un magique silence,
Puis nos Âmes s'épanchent
Sur l'écorce des sens…

Je m’éveille au début
D’une transe d’Amour
Où la braise fondue
Cède aux perles du jour…

Mon Cœur touche l’aiguail,
Ta présence grandit,
La fleur pleine d’émail
Redessine ma Vie…


Pour une Étoile

(c) 27 Novembre 2010 - Tous droits réservés - Sébastien M.

18:49 Écrit par Sébastien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |